Le Cabaret des Morues, quartet féminin ardéchois, propose un récital débridé, ironique et sans complaisance.

Éducation, Bonheur, Profession, Sexualité, Santé, Parentalité, Couple, Amitié, Plaisir… Les schémas sont pervers, tout en limitant, ils rassurent et ils confortent. Quelle ironie !
Elle teinte justement le propos de Ni flûtes ni soumises.
Les compositions, les reprises ou parodies, les voix parlées ou chantées, les quatre personnages féminins, tout est décalé, burlesque. Un spectacle plein d’Amour avec du poil autour.

Agnès Clauzel (chant, flûte, tambourin),

Camille Guillemet (chant, beatbox),

Mélanie Lemaire (chant, flûte)

Lola Poujol (chant).

 » L’hiver dernier, nous avons fait un stage AFDAS avec Leda Atomica, mêlant chant, danse et jeu de bouffon.
Nous y avons croisé Patrick Rabier, maitre bouffon du théâtre Marie-Jeanne à Marseille
Nous avons eu l’envie de travailler les personnages de notre spectacle avec lui.
Sans vouloir mener un jeu de bouffon, nous avions besoin de créer un décalage
entre nos personnages et la réalité crue, brutale qu’ils racontent.
Le but de notre venue au Murmure des Lauzes est de continuer ce travail. »

 

A l’origine, la triste constatation que nous sommes toutes et tous emprisonnés dans des schémas qui sont loin de contribuer à notre épanouissement et/ou développement personnel.
Ces schémas envahissent tous les domaines.
Éducation, Bonheur, Profession, Sexualité, Santé, Parentalité, Couple, Amitié, Plaisir… y sont soumis.
Comme le disaient les troubadours du 11ème siècle, « Laissez nous aimer comme ça nous chante ! »
Le chant, justement…
Il est le véhicule de ce spectacle musical qui livre d’autres points de vue, des doutes, beaucoup, et peut être la preuve qu’il est temps de reconnaître que tous ces domaines devraient se décliner au pluriel et non au singulier.
Alors, bien sûr, vient l’envie pressante, le besoin vital de revenir au centre, à soi, à l’essentiel et d’exploser ces formes sclérosantes.
Puis se demander à qui profite le crime . . . ?
Les schémas sont pervers car tout en limitant, ils rassurent et ils confortent.
Quelle ironie . . .
Elle teinte le propos de Ni Flûtes Ni Soumises ! Les compositions, les reprises ou parodies, les voix parlées ou chantées, les 4 personnages féminins,
Tout est décalé et burlesque . . . . sans complaisance.
[coureuse, femme de petite vertu, fille de joie, fille des rues, péripatéticienne, prostituée, talonneuse, bagasse, catin, goton, gueuse, marie-couche-toi-là, pouffiasse, poule, professionnelle, prostipute, femme de peu de foi(e), putain, pute, ribaude, roulure, traînée, cabillaud.]
… la Morue est un animal en voie de disparition, causée par son excès de langage grossier et son volume sonore qui interpelle et choque toute personne non ouverte à l’inconnu, à l’inhabituel.